L'une des questions qui revient le plus souvent dans les groupes : « J'ai été licencié, qu'en est-il désormais de mon permis ? » La réponse courte est qu'il ne se passe rien dans l'immédiat. Mais la réponse longue est plus importante.
Les ressortissants de l'UE en Suisse titulaires d'un permis B ont, en vertu de l'accord sur la libre circulation des personnes, le droit de rester dans le pays s'ils perdent leur emploi de manière involontaire. Le permis n'est pas automatiquement annulé. Il faut alors, et ce de manière assez urgente, s'inscrire comme demandeur d'emploi auprès de l'Office régional de placement du canton, appelé ORP en Suisse romande et RAV en Suisse alémanique. Cette inscription donne droit à l’assurance chômage, et les allocations de chômage sont considérées comme des moyens de subsistance suffisants aux fins du permis de séjour.
La durée de la protection varie en fonction de la durée de travail en Suisse avant le licenciement. Si vous y avez travaillé moins d'un an, vous disposez de six mois pour prouver que vous êtes toujours actif sur le marché du travail. Si vous y avez travaillé plus d'un an, vous pouvez conserver votre permis pendant toute la durée de votre droit aux allocations chômage, à condition d'être inscrit à l'ORP. Beaucoup de personnes attendent plusieurs semaines avant de s’inscrire, pensant qu’elles ont le temps, ce qui peut compliquer les démarches. L’inscription doit être effectuée dans les délais fixés par l’assurance-chômage, et non quand cela vous semble opportun. Si le droit aux allocations chômage arrive à expiration et que vous ne disposez pas de ressources propres suffisantes, le canton peut réexaminer la situation relative au permis de séjour. Mais l’idée selon laquelle, en Suisse, on vous renvoie dans votre pays d’origine le jour même de votre licenciement est, dans la plupart des cas, un mythe.