Le mois d'août en Suisse, c'est ça : la moitié de la population est en vacances, médecins compris. Et si vous souffrez d'une infection qui ne peut pas attendre, si votre enfant a de la fièvre à 20 heures ou si vous avez un problème qui ne nécessite pas l'intervention d'une ambulance mais qui ne peut pas non plus attendre la semaine prochaine, il est préférable de savoir comment fonctionne le système avant d'en avoir besoin.
En Suisse, lorsque le médecin de famille n'est pas disponible, on fait appel à ce qu'on appelle un « médecin de piquet » en Suisse romande, ou un « Notfallarzt » dans la partie germanophone. Il s’agit d’un système organisé au niveau cantonal : les médecins de la région assurent à tour de rôle des gardes pour prendre en charge les cas qui ne nécessitent pas une admission aux urgences hospitalières. Pour le joindre, le moyen le plus rapide est de consulter le site web de votre autorité sanitaire cantonale, qui publie généralement le numéro de garde à jour. De nombreux assureurs LAMal incluent également dans leur police de base une ligne de conseil infirmier disponible 24 heures sur 24, qui peut vous aider à évaluer si votre problème nécessite une prise en charge immédiate ou s'il peut attendre.
Il faut savoir dès le départ qu'une consultation en dehors des horaires habituels, notamment la nuit ou le week-end, donne lieu à un supplément. La LAMal couvre les soins médicaux essentiels, mais ce supplément de garde peut représenter entre 20 et 50 francs supplémentaires à la charge du patient si la franchise annuelle n'est pas épuisée. Ce n’est pas une somme énorme, mais cela surprend ceux qui ne le savent pas. Pour les véritables urgences nécessitant une ambulance : 144. Pour le secours en montagne : 1414. Pour le reste, conservez le numéro de garde de votre canton tant que vous n’en avez pas encore besoin.