Deux braquages de magasins d'armes à Sion en moins d'un mois : sept Français interpellés, dont le plus jeune a 16 ans

Dans la nuit de vendredi à samedi, un magasin d'armes de Sion a été cambriolé peu avant minuit. Les auteurs ont forcé la porte d'entrée et ont pris…

Dans la nuit de vendredi à samedi, un magasin d'armes de Sion a été cambriolé peu avant minuit. Les auteurs ont forcé la porte d'entrée et ont pris la fuite à bord d'un véhicule immatriculé en France. S'en est suivie une poursuite qui a mobilisé des drones, un hélicoptère Super Puma de l'armée suisse équipé d'un système de vision nocturne et de détection thermique, des brigades cynophiles, la police cantonale valaisanne, la police vaudoise et plusieurs services de police municipaux. Au final, sept personnes ont été arrêtées. Elles sont toutes de nationalité française et âgées de 16 à 31 ans. Le plus jeune a 16 ans.

Les suspects ont forcé un contrôle de police avant d'abandonner leur voiture à Vérossaz, une commune du Bas-Valais, et de tenter de s'enfuir à pied. Leur fuite a échoué. Une partie importante du butin a été récupérée. Le ministère public et le tribunal des mineurs du canton du Valais ont ouvert une enquête.

Ce qui rend cette affaire d'autant plus frappante, c'est le contexte : il s'agissait du deuxième braquage d'une armurerie à Sion en moins d'un mois. Le premier, commis à l'armurerie Dayer, s'était soldé par l'arrestation de quatre Français et d'un Portugais à Martigny. Deux braquages dans la même commune en moins de 30 jours : une coïncidence qui n'en est plus vraiment une.

La Suisse dispose de l'un des systèmes de contrôle des armes les plus stricts d'Europe. Elle compte également un nombre élevé d'armureries par rapport à la taille du pays. Le fait qu'une même ville soit prise pour cible deux fois en un mois amène à se demander si la sécurité physique de ces locaux est à la hauteur de ce qu'ils stockent. Et de ce qui pourrait rester en circulation si tout n'est pas récupéré.