Si vous divorcez en Suisse avec un permis de séjour, la première question que personne ne vous pose est : qu'en est-il de votre permis ?

Quand quelqu'un se sépare ou divorce en Suisse, l'accent est généralement mis sur le sol, les enfants, le deuxième pilier. Ce à quoi peu de gens…

Quand quelqu'un se sépare ou divorce en Suisse, l'accent est généralement mis sur le sol, les enfants, le deuxième pilier. Ce à quoi peu de gens pensent à ce moment-là, c'est au titre de séjour. Et pourtant, selon le type de permis et la situation, les conséquences peuvent être très différentes.

Si vous avez le permis C, le divorce ne change rien. Votre permission est la vôtre et ne dépend pas du mariage. Mais si vous avez le permis B et que vous l'avez obtenu grâce à la relation avec votre conjoint, la situation se complique. Si vous êtes citoyen de l'UE ou de l'AELE, vous pouvez en principe renouveler votre permis vous-même si vous avez un emploi en Suisse ou des ressources suffisantes pour devenir indépendant. Si vous êtes citoyen hors UE, le renouvellement est conditionné à avoir vécu en Suisse au moins trois ans au sein du mariage et à pouvoir faire preuve d'intégration : pas de casier judiciaire, connaissance de base de la langue du canton, volonté réelle de s'intégrer.

Il y a deux exceptions que beaucoup ne connaissent pas. La première : s'il y a des enfants mineurs, le congé peut être renouvelé si une relation étroite et active est maintenue avec eux, les pensions sont payées et le comportement du parent est exemplaire. Deuxièmement : si le divorce est lié à la violence domestique, le permis B peut être renouvelé quel que soit le temps passé en Suisse. Les autorités analysent chaque cas individuellement, ce qui signifie en pratique que la marge est large mais l'incertitude aussi.

Ce qu'il faut savoir, c'est ceci : ne pas attendre le jugement de divorce pour penser à la permission. Le Service des migrations n'envoie pas de notification automatique et, dans certains cas, les délais de demande de renouvellement sont courts.