Votre enfant est né en Suisse. Cela ne fait pas de lui un Suisse d'office.

C'est l'une des erreurs les plus courantes chez les Espagnols qui vivent ici depuis des années et ont des enfants. L'enfant naît en Suisse, grandit…

C'est l'une des erreurs les plus courantes chez les Espagnols qui vivent ici depuis des années et ont des enfants. L'enfant naît en Suisse, grandit en Suisse, va à l'école en Suisse, parle la langue locale avec plus d'aisance que l'espagnol. Et pourtant, il a la nationalité espagnole, ou la nationalité espagnole et celle de son partenaire, mais pas la nationalité suisse. Car la Suisse n'applique pas le droit du sol : le lieu de naissance ne confère pas automatiquement la nationalité.

La nationalité suisse se transmet par filiation. Si l'un des parents est suisse, l'enfant l'est aussi. Si les deux parents sont étrangers, l'enfant hérite de la nationalité de ses parents. Point final. Peu importe qu'il soit né à Genève, Zurich ou Lugano, ou qu'il ait passé toute sa vie ici.

Il existe une exception partielle : les « étrangers de troisième génération », c'est-à-dire les petits-enfants de personnes qui se sont établies en Suisse, peuvent bénéficier d'une naturalisation facilitée. Mais même dans ce cas, il faut en faire la demande officielle. Elle n'est pas automatique, elle est soumise à des conditions et reste une procédure administrative avec son dossier et sa décision.

Ce qui s'applique par filiation, c'est la situation inverse : si l'un des parents est suisse, l'enfant hérite de cette nationalité, quel que soit son lieu de naissance. Mais si les deux parents sont des étrangers résidant en Suisse, l'enfant devra se faire naturaliser s'il souhaite un jour obtenir le passeport suisse, comme n'importe quel autre adulte étranger.