Un Bernois de 23 ans a accumulé 24 infractions au code de la route en Suisse. Ce n'est pas une faute de frappe.

La police cantonale de Berne l'a retrouvé après avoir découvert une vidéo qui lui était parvenue presque par hasard. On y voyait quelqu'un rouler à…

La police cantonale de Berne l'a retrouvé après avoir découvert une vidéo qui lui était parvenue presque par hasard. On y voyait quelqu'un rouler à 94 km/h dans une zone limitée à 30 km/h et à 248 km/h sur une autoroute limitée à 100 km/h. C'était en juillet 2024. Le conducteur avait alors 22 ans, et son permis lui avait déjà été retiré.

À partir de là, les choses se sont compliquées. En examinant leurs téléphones portables, les enquêteurs ont découvert d'autres infractions. L'une après l'autre. Au final, ils en ont dénombré 24. Conduite avec un permis suspendu à plusieurs reprises, entre autres. Le jeune homme comparaîtra devant la justice, et d'autres infractions font encore l'objet d'une enquête et pourraient s'ajouter à la liste.

En Suisse, le contrôle routier ne repose pas uniquement sur les radars fixes. La police analyse des vidéos, vérifie les appareils lorsqu’il y a lieu de le faire et ouvre des dossiers pouvant porter sur des infractions commises plusieurs mois auparavant. Ce n’est pas le cas du système espagnol, où de nombreuses amendes sont prescrites ou se perdent dans la paperasserie. Ici, elles s'accumulent, font l'objet d'une enquête et aboutissent devant un tribunal.

Comment en arrive-t-on à 24 ? On commet une infraction, puis une autre, et entre-temps, on continue à conduire comme si de rien n'était. En Suisse, ça finit souvent mal.