Le vendredi 22 mai, un habitant de la zone a prévenu un garde animalier que la rivière Le Diron, à Vuadens (FR), avait un aspect étrange : eau grisâtre, trouble, à l'aspect ciment. Un technicien du service de l'environnement s'est déplacé et a confirmé que quelqu'un avait versé de l'eau chargée de ciment dans le cours d'eau. Le polluant est arrivé jusqu'à la confluence avec la rivière Sionge, où il s'est dissous.
Ce qui attire l'attention, c'est la façon dont les autorités ont réagi. Pour déterminer d'où venait exactement la contamination, ils ont utilisé un colorant fluorescent jaune, non toxique, injecté au point d'entrée probable. L'objectif est qu'il apparaisse quelque part en amont et permette d'identifier la source. Il se peut que le colorant reste visible dans la rivière pendant les prochains jours.
Jusqu'à présent, aucun poisson mort n'a été retrouvé. L'écosystème a été affecté, mais apparemment sans conséquences graves. Les recherches se poursuivent. Qui l'a fait et pourquoi, pour le moment, on ne sait pas. Peut-être que quelqu'un a nettoyé un malaxeur à béton de manière négligente. C'est peut-être quelque chose de plus délibéré. La police cantonale fribourgeoise ne donne pas plus de détails.
Ce que dit ce petit incident, c'est quelque chose sur la Suisse : qu'un déversement dans un modeste ruisseau d'un petit village déclenche une réponse technique, avec mesure, colorant de suivi et communiqué officiel. Dans de nombreux autres endroits, ce genre de chose se produirait sans que personne ne le sache.