La Commission fédérale de l'électricité (ElCom) a confirmé que les tarifs de base diminueront en moyenne de 4% pour les ménages en 2026. Le tarif moyen global est de 27,7 cts/kWh, contre 29 l'année dernière, ce qui correspond à une économie moyenne de 58 francs par an pour un ménage type. La raison est simple : les contrats de fourniture signés en 2022 et 2023 à des prix exorbitants expirent et les nouveaux sont conclus à des prix plus raisonnables sur le marché européen.
Le détail qui dérange, c'est que la moyenne nationale cache d'énormes différences selon l'endroit où l'on habite. La Chaux-de-Fonds chute de 15%, Lausanne de 12%, tandis que Zermatt augmente de 18%. Il existe des communes voisines avec des tarifs qui diffèrent de plus de 30%, tout simplement parce que le fournisseur local dépend de contrats différents, de son mix de production et des investissements de réseau prévus. En Suisse, le code postal ne décide pas seulement du montant des impôts que vous payez, il décide également du coût d'allumage de la lumière.
Autre nouveauté pratique : les frais de mesures, qui jusqu'à présent étaient inclus dans la facture, sont désormais facturés séparément. Pour une habitation normale c'est 74,40 francs par an, soit 1,65 ct./kWh supplémentaire selon le type de profil. Ce n'est pas une augmentation déguisée, les montants étaient déjà là avant, mais la répartition en surprendra plus d'un lorsque la facture annuelle arrivera avec deux nouvelles lignes au lieu d'une.
Pour ceux qui peuvent choisir un fournisseur, il est conseillé de comparer avant juin, date à laquelle de nombreux contrats libéralisés sont renégociés pour l'hiver. Pour le reste, lié au fournisseur de base de la communauté, la seule action utile est de continuer à réduire la consommation : l'électronique en veille, les radiateurs électriques et le chauffe-eau continuent d'être les grands coupables silencieux. Les tarifs baissent, mais nous payons toujours 30 % de plus qu'en 2022, donc la fête n'a rien d'extraordinaire.